Face à toutes les grandes crises que nous vivons actuellement, et plus particulièrement les crises politique et climatique, quelle est notre réponse ? Eh bien, je dirais que globalement c'est : l'inertie, l'apathie, la résignation minable de "vaincus par avance", une sorte d' "effet du témoin" à échelle globale qui domine... or, que reste-t-il d'un peuple qui ne sait même plus s'indigner ? Quel obscure contrat social (ou pacte avec le diable), est parvenue à déposéder si efficacement des peuples entiers du droit d'écrire leurs propres destins par eux-même, à leur faire croire que "citoyen" est un rôle passif et secondaire ? À mon sens, pareil peuple est plus mort que vivant et on ne peut plus indigne des droits qui ont été arachés pour lui par ses prédesseseurs.
Là c'est le moment où je me calme un peu pour ne pas passer pour un révolutionnaire belliqueux (ça n'est clairement pas mon propos)... alors, pourquoi cet article ? Tout simplement pour exposer mon ressenti, car j'ai de plus en plus le sentiment que de nos jours, trop peu d'entre nous sont encore capables (et moi le premier) de quitter le confort de leur routine pour faire valoir leurs droits. Cet immobilisme de masse, révoltant et anti-productif que je dénonce ici est pour moi dû à 4 problèmes majeurs :
Bref, j'en viens à me demander parfois que faudrait-il pour que cette fameuse "majorité silencieuse" se réveil enfin, pour que massivement les citoyens à travers le monde se lèvent (ou se soulèvent) pour réclamer pacifiquement (lorsque c'est possible) et d'une seule voix ce que tout le monde veux :
- une Terre qui demeure habitable et saine pour nous et les générations futures.
- une profonde transformation du modèle de démocratie représentative qui ne séduit plus grand monde. Une democratie au sens fort, participative, qui fasse plus (et là je caricature) que nous laisser le choix 1 fois tous les 5 ans entre 4 ou 5 oligarques "viables", artificiellement noyés parmi une flopée de "candidats au trône". Oligarques qui, depuis des décénies, prétendent représenter des millions d'individus et incarner le "changement" sans que cela n'interpèle grand monde. Changement immobile s'il en est, d'un système (mère nourricière pour les uns, machine infernale pour les autres) qu'ils n'ont absolument aucun intérêt à changer.
Mentions honorables au mouvement des sardines en Italie, au mouvement des parapluies hong-kongais, aux marcheurs pour le climat ou pour la cause féminine un peu partout dans le monde, et à tous ceux d'entre nous qui ont encore en eux cet investissement citoyen qui nous fait (globalement) cruellement défaut. Ceux-là méritent notre plus grand respect, au contraire de cette majorité de pachats fatalistes qui disent (à qui veut bien les écouter encore) que "ça ne sert à rien de marcher ou de faire grève, rien ne changera de toute façon".
Comme disait l'autre : "le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire."
À bon entendeur...
~Lhautain