![Vers #12 : [...]](https://ekladata.com/MSDVHgpe-AJdGpyLAJObl5rNDGI/envy-fma.png)
Il était un moi, un peu moins grand,
Et bien plus triste que maintenant,
Qui resta seul tout un temps,
Pendant près de deux printemps,
Fuyant par peur d'être fuit,
Enfermé dans un isolement choisi,
Très peu d'amis, beaucoup d'ennuie,
Pensant n' pouvoir compter qu' sur lui.
C'est cette période qui la vit naître,
La bête tapie derrière son malêtre,
Qui lui ordonne, comme son maître,
De ne point chercher à les connaîtres.
Tous n'étaient qu'ennemies potentiels,
Rejets blessants, blessures mortelles,
Ou du moins perçus comme tel,
En ce début d'âge rebel.
Mais, une fois ces deux printemps passés,
Il se mis en tête de se dépasser,
Bossa sur lui-même tout juste assez,
Pour voir ses peurs se fracasser.
Petit à petit, ses efforts fleurirent,
Le monstre commençait à dépérir.
Il se remit à s'ouvrir,
Réaprit même à sourire.
Mais l'ombre du monstre plannait encore,
Amère, comme les remords d'un mort,
"Amis fantoches", pour seul confort :
S'entourer pour fuir son sort.
Des année plus tard, il le comprit :
La solitude provenait de lui,
Et n' se soigne point via autrui.
Ce fut ainsi, que la même nuit, ledit monstre, enfin, périt.
~ Lhautain